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 Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie ! | Wil & Bee

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MessageJeu 18 Juil - 10:19


Lunhabee et William
Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie !

Ce n’est peut-être qu’une impression mais à cet instant William avait un pressentiment, comme s’il venait d’être projeté dans un mauvais film. Vous savez ce genre de film dont l’histoire n’a ni queue ni tête, celui-là même qui vous laisse perplexe face à des dialogues dénués de sens à vos yeux. Vous voyez maintenant ? Autant dire que la scène qui se déroulait devant lui, laissait Will totalement pantois. Cette fille se trouvait là, dans sa cuisine, à préparer le petit-déjeuner… Les choses s’étaient enchaînées assez rapidement alors, pour comprendre d’où vient cette étrangère il faut revenir quelques heures auparavant.

La nuit était tombée sur Sydney depuis déjà quelques heures et c’est à cet instant précis que William avait choisi de sortir du bar où il créchait depuis pas mal de temps. Tirant une énième bouffée de ce qui était devenu pour lui sa seule dépendance, Will avait longuement déambulé dans les rues sombres du quartier, faiblement éclairées par des lampadaires, en direction de sa voiture. Il avait une énième fois fixé la rue pratiquement déserte, encore et toujours la seule chose qui  lui offrait une source d’inspiration et un réel apaisement, se laissant aller à des sombres pensées. Souvent, le jeune étudiant s’était dit qu’à force de volonté et de travaille il finirait par y arriver. Vous savez à passer haut-delà de ce que les autres individus représentait pour lui. Mais au final, Will retombait toujours à la même conclusion : les sentiments sont tels qui peuvent être comparables aux volutes de fumée qui s’échappait dans les airs avant de disparaitre totalement et à jamais. Quand je vous disais qu’il s’agissait de sombres pensées… Il avait fermement écrasé sa cigarette au sol avant d’ouvrir la porte de sa voiture et de s’installer côté conducteur en terminant par poser la clé sur le contact.  Tout en roulant, William avait repensé à ce tableau blanc qui avait pris place dans sa chambre d’ami. Pour la première fois depuis terriblement longtemps il n’avait pas eu l’imagination nécessaire pour peindre. Ne croyez pas qu’il cherche à se faire plaindre, mais  il s’agit là d’une réaction commune à l’Homme, à un homme comme William qui avait été sacrément touché dans son orgueil. Que faire quand l’inspiration vous manque et que vous êtes dans l’incapacité totale de pouvoir résoudre ce problème ? Vous puisez logiquement dans vos souvenirs et vous retracez sur fond blanc tous ces évènements qui ont marqués votre vie, ou vous vous contentez de traits familiers comme le visage d’une personne. Mais William se refuser de puiser et de fouiller là où il ne devrait pas, alors il s’était contenté d’une toile vierge posé sur son chevalet.

Et puis ce fut seulement lorsque sa voiture se stoppa à un feu rouge que Will tourna la tête vers la plage et il l’a vue. Cette fille qui marchait tête baissé vers les eaux glacées, et voilà qu’il ne la voit plus dans son champs de vision. Inquiet, Will était sorti de sa voiture imaginant les pires scénarios possibles. Et si cette inconnue chercher à en finir avec la vie ? Et si au contraire, elle avait un coup dans le nez et ne savez plus où elle se trouvait ? Plein de possibilité différente. Pourtant quand il l’a vit dans l’eau se débattant, William n’hésita plus un instant avant de sauter à l’eau. Chose étonnante une fois dans l’eau Will ne pensait plus vraiment à cette fille, peut-être parce qu’il l’a tenait et qu’il essayait de la ramener avec lui vers la rive. Non, il pensait à une toute autre chose, l’eau était vraiment froide ! Et puis logiquement, William l’avait ramené chez lui et couchée dans sa chambre d’ami. En réalité il n’avait pas du tout réfléchi en conséquence du geste qu’il venait de faire, il avait sans doute agit un peu trop spontanément…

Alors maintenant vous comprenez sa surprise quand, en se réveillant le lendemain matin avec son paquet de cigarettes et son briquet à la main, il avait trouvé cette même fille qui préparait tranquillement le petit-déjeuner dans SA cuisine. Enfin encore ce n’est pas autant ce qu’elle faisait qui laissait Will perplexe mais son comportement, elle avait l’air différente. Peut-être un peu plus heureuse que la veille... Posant ce qu’il tenait dans sa main droite sur la table base, William se dirigea silencieusement près du bar avant de s’installer sur un des trois tabourets. En réalité, il ne savait pas trop ce qu’il était censé dire à présent, trop troublé pour pouvoir en placer une.

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MessageJeu 18 Juil - 23:04




Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie !❞



* Mince ! Je suis où moi encore .! * Voilà la première chose qui traverse l'esprit de Lunhabee ce matin-là. Allongée dans un sofa qui lui était inconnu, elle ouvre les yeux avec peine, tentant de rassembler des brides d'informations sur le pourquoi du comment. Son regard parcourt lentement le décor autour d'elle...non vraiment. Ça ne lui disait rien de rien. Oh mais qu'était-ce donc que ça ? Une affreuse douleur qu'elle ne connaissait que trop bien comprime son petit crâne, lui tirant un gémissement accompagné d'une grimace. Cette sensation de brulure de son cerveau n'annonçait rien de bon. Qu'avait-elle fait la nuit passée ? Elle n'avait pas but, c'était une certitude, sinon il y aurait un homme à ses côtés. * Aller ! Concentres-toi Bee ! * De vagues souvenirs lui reviennent, tels des flashs assez brutaux. Une grande étendue d'eau sombre un peu agitée. Était-elle près de chez elle ? Non. Elle ne voit pas la villa depuis le bout de sable où elle se trouve. Une affreuse sensation de froid. L'eau monte mais elle ne réagit pas. Était-elle coincée quelque part ? Non puisque c'était une grande étendue d'eau. L'eau lui passe par-dessus la tête et elle le réagit toujours pas. Tous ces souvenirs sont comme couverts par un épais brouillard, semblable à celui fréquent en Angleterre. N'était-ce là qu'un rêve ? Ça lui arrivait souvent de rêver et d'amener des petits bouts de son Angleterre natal dans sa nouvelle réalité. Une main se pose sur son bras et quelqu'un l'attrape fermant par la taille. Elle est incapable d'identifier le visage de cette personne. C'était donc bien un rêve...elle ne voyait jamais de visages dans ses rêves. Mais ça n'expliquait pas ce qu'elle faisait dans ce loft.
La voilà échouée sur la plage à présent, une ombre au-dessus d'elle. Elle cligne des yeux une fois, deux fois, tentant de faire disparaitre ce brouillard. Des traits se dessinent alors. Un regard perçant est posé sur elle, tandis qu'une main s'abat sur sa joue pour la sortir de sa torpeur. Ce regard, elle s'y accroche pour tenter de revenir à la réalité. Elle recrache de l'eau, beaucoup d'eau. Tout cela semblait bien trop réel pour n'être qu'un rêve...
Elle se redresse avec difficulté, s'asseyant sur le sofa en ronchonnant. Cette sensation était insupportable. Elle avait envie de sortir de son corps pour se débarrasser de ce poids, de cette tension. Elle fait craquer sa nuque en posant ses mains sur ses frêles épaules. Son regard se pose alors sur un t-shirt noir découvrant ses jambes longues et fines. Ce vêtement ne lui appartenait pas. Elle avait dû se changer hier. Elle se lève, tirant doucement sur le bas du t-shirt, avant de se diriger comme de mémoire vers la salle de bain. Elle y était donc déjà venue. En ouvrant la porte de la pièce, un nouveau flash lui vient : elle se voit assise sur le rebord de la baignoire, grelottant et les cheveux collés au visage. Un homme s'approche, lui tendant un vêtement noir, certainement ce qu'elle avait sur le dos. Tout cela était donc bel et bien réel. Cet appartement était sans doute celui de l'homme au t-shirt. Elle soupire, un peu perturbée par tous ces souvenirs. Les flashs étaient comme des petits coups assénés sur son crâne, coups qui l'esseulaient un peu. Elle s'asperge le visage d'eau, espérant ainsi sortir de sa torpeur, avant de rejoindre la pièce principale en trainant les pieds.
Bee ignorait le pourquoi du comment de sa présence dans cette eau, puis dans cet appartement, mais ce qu'elle savait c'est que l'homme qui l'avait tiré de là. Il lui fallait faire quelque chose pour le remercier. Direction : la cuisine. Elle ouvre le frigo devant lequel elle reste quelques instants à la recherche de quelque chose à préparer, en passant sa main dans ses longs cheveux foncés. Des œufs, du lait et un peu de bacon. Voilà qui était déjà un bon début. Elle sort ces quelques éléments du frigo et les pose sur le plan de travail, avant de partir à la recherche d'ustensiles de cuisine. C'était bel et bien un appartement d'homme, sans doute célibataire en vue du rangement dans lequel il n'y avait aucune logique. Il lui faut bien 15 minutes avant de trouver tout ce dont elle avait besoin.
Alors qu'elle s'affaire derrière les fourneaux, une porte s'ouvre sur un jeune brun à l'air bien perplexe. Elle se fige en croisant ce regard qui l'avait bien aidé la veille et ses joues s'empourprent, alors qu'elle tente de faire rapidement le rapprochement entre ses souvenirs et la réalité. Elle lui adresse un doux sourire en passant une fois de plus sa main dans ses cheveux, avant de s'adresser à lui d'une petite voix « Bonjour... » , avant de retourner dans le frigo à la recherche de jus de fruit, se trouvant alors face à une bouteille vide...il n'y avait que dans des appartements de mec donc, que l'on avait le plaisir de se tomber sur une bouteille vide dans un frigo. Ça lui arrivait assez souvent avec Caleb et c'était là une de ces principales raisons de râlerie. Elle agite la bouteille vers le jeune homme qui s'installe alors non loin d'elle et lui dit, l'air désolée « Y'a plus de jus...je serais bien allée en acheter mais... » Son regard se tourne alors sur le t-shirt court qu'elle portait, avant de se poser de nouveau sur son hôte et de poursuivre « ...j'ignore où sont mes vêtements. » Un petit rire gêné s'échappe de ses lèvres. Elle ne pouvait décemment pas sortir dans cette tenue. Cependant, pas pudique pour un sous, elle s'affaire l'air de rien, sans même se préoccuper de l'arrière du t-shirt qui flirtait dangereusement avec la base de son postérieur. Une fois le tout prêt, elle met un peut d'œufs brouillés et de bacon grillé dans une assiette qu'elle apporte au jeune homme « Bon appétit ! » C'était une entrée en matière de circonstance, bien qu'il y avait bien plus à dire...

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MessageVen 19 Juil - 8:50


Lunhabee et William
Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie !

Vous savez, il a des jours comme ça où votre réveil sonne et où vous n’avez qu’une seule envie : l’envoyer balader violement contre un mur dans un élan monstrueux de folie. Ce qui aura alors comme conséquence d’avoir un sol jonché de débris qu’il vous faudra tôt ou tard ramasser mais, pendant un instant vous pensez au bonheur de savoir que ce maudit réveil ne pourra pas vous réveillez. Vous vous dîtes logiquement quelque chose dans le genre, « aujourd’hui je ne bouge pas, je me rendors et on verra bien de quoi demain sera fait. » Mais voilà, vous revenez malheureusement très vite à réalité et vous vous sentez comme obligé de vous réveiller. Voilà une chose que William aurait dû faire : jeter son réveil, éteindre son téléphone et dormir. Faire en sorte que le monde l’oubli au moins pendant une journée, parce qu’après tout disparaitre pendant un si court laps de temps n’allait pas faire de lui la personne la plus recherchée d’Australie ! Mais il pouvait toujours compter sur son frère –ou sa sœur- qui serait venu sonner à sa porte en n’ayant aucune nouvelle de lui. Et puis il y avait cette fille qu’il avait eu l’étrange et soudaine envie de faire un petit bain de minuit dans une eau glacée, et logiquement lorsque l’on voit une personne se noyer, on décide d’aller la chercher, mais voilà Will avait été frigorifié pendant des heures, ne parvenant pas à se réchauffer, à cause d’une fille complètement tordue. Alors aujourd’hui en réveillant, il n’avait pensé qu’à une seule chose : la mettre dehors vite fait bien fait. Alors il s’était levé et s’était pris les pieds dans ses habits qui traînaient partout dans sa chambre. Voilà tout le problème d’avoir une grande chambre, on pense qu’il y a assez de place mais en réalité il n’y en a jamais assez… D’ailleurs un de ses jours, il faudrait bien qu’il trouve le courage de ranger un peu chez lui... Certes, il n’y avait pas de canettes de bières et des cartons de pizzas partout, mais tout de même, un bon coup de ménage serait le bienvenu dans ce loft !

Vous savez, c’est assez étrange de voir une autre personne que sa sœur préparé le petit-déjeuner pour William. Ce dernier avait fini par s’habituer à la présence de Charlotte quasi constante chez lui, elle jugeait qu’il ne mangeait pas assez sainement et qu’il fumait beaucoup trop. Sottises ! D’ailleurs Will se demandait comment cette fille avait fait pour trouver quelque chose de correct à manger dans son frigo et dans ses placards, avec tous les aliments périmés qui traînent là-dedans.  Mais bon, il était plus choqué de la différence frappante entre le comportement de la fille qui se trouvait chez elle ce matin et celle qui était à deux doigts de se noyer hier soir, peut-être plus heureuse. Il n’en savait rien, en fait. Oh et puis il était énervé aussi de voir quelqu’un d’autre qu’un membre de sa famille dans son chez lui, et puis c’est qu’elle avait pris ses aises en plus !  Bonjour ? Non sérieusement, elle n’avait rien d’autre à lui dire ? Non mais en fait, c’était sans doute mieux ainsi parce que franchement William n’avait aucune envie d’évoquer la nuit dernière. En tout cas, elle portait toujours le t-shirt qu’il avait eu la générosité de lui passer, d’ailleurs il faudrait peut-être qui lui rende ses vêtements…

Remettant son t-shirt et son jogging en place, William remercia le Ciel pour s’être brossé les dents avant de venir dans la cuisine. Quoi ? D’habitude, il ne mange jamais le matin alors va logiquement directement vers la case salle de bain… Bref, pour en revenir au sujet principal, Will installé sur un tabouret regardait … s’afférer aux fourneaux. Dans un sens, il ne pouvait qu’apprécier le geste, peut-être se sentait-elle redevable ou quelque chose dans le même genre.

- Désolé, mais je n’ai pas eu le temps d’aller faire les courses…

Enfin, Charlotte n’avait pas eu le temps mais William se refusa à préciser le fond de sa pensée. Trois jours que cette bouteille vide créchait dans le frigo de Will, au moins elle donnait une impression d’avoir quelque chose… Non franchement, elle aurait au moins pu faire un effort et aller lui acheter une bouteille voire deux.

- Et puis pour tes vêtements, ils sont derrière cette porte.

Tournant la tête vers la gauche, William désigna une porte près de celle du couloir. Une sorte de buanderie, Will avait pris l’initiative de laver les vêtements de l’inconnue avant de les passer au sèche-linge de manière à ce qu’ils soient secs et propres à ce moment précis de la journée et ainsi il aurait pu la ramener directement chez elle, sans passer par l’arrêt petit-déjeuner. Jetant un regard vers l’assiette qui se trouvait devant lui, Will dévisagea l’inconnue, hésitant. Et si elle avait mis de l’arsenic dans son plat parce qu’il avait déjoué ses plans de suicide ? Pourtant il faut dire que ce plat avait l’air appétissant, saisissant fourchette et couteau Will se concentra sur son plat.

- Merci… Tu me donneras ton adresse pour que je puisse te ramener ou tu rentres à pied ?

Se débarrasser d’elle ? Peut-être un petit peu, elle avait beau être sympa là, maintenant mais il n’avait toujours pas confiance et puis il l’avait juste hébergée pour la nuit pas pour la journée !


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MessageMar 30 Juil - 23:56




Le problème avec la folie des grandeurs, c'est qu'on ne sait pas où finit la grandeur et où commence la folie !❞



Le brouillard. Un brouillard épais et dense. Voilà ce dans quoi elle s'était levée ce matin. C'était une sensation qu'elle ne connaissait que trop bien malheureusement. Pourquoi ? Sans doute parce qu'elle est anglaise et que ce lever la tête dans le brouillard était commun ? Non. Ce serait un vilain mensonge que de prétendre que la météo anglaise justifiait cette habitude désagréable. Bee se levait souvent dans un état équivalant à celui de ce matin tout simplement parce que...parce que...et bien parce que. Voilà. Il lui faut pas mal de temps pour revenir à la réalité, pour tenter de remettre de l'ordre dans son esprit entre ce qui relevait du fantasme et ce qui était réellement réel. Ça aussi c'était une tâche plutôt compliquée à laquelle elle devait s'atteler assez fréquemment. Elle avait un peu d'aide pour cela parfois, mais elle la refusait bien souvent.
Encore un brin confuse mais étrangement sereine, elle se rend donc dans la cuisine afin de préparer un petit déjeuner de remerciement pour celui qu'elle pense être son sauveur, sans grande certitude. Décidément, ces derniers temps, elle avait tout d'une parfaite petite femme d'intérieur : deux petits déjeuners quasi complets pour des hommes en quelques jours...les grenouilles n'allaient pas tarder à tomber du ciel, c'était une évidence. Sa mère en avalerait sa Jelly de travers si elle la voyait ainsi, dans cette tenue, entrain de préparer un repas pour un de ces messieurs. Non pas qu'elle ne savait pas cuisiner, mais elle refusait de faire quoi que ce soit pour un homme en Angleterre, un refus indiscutable et inébranlable depuis ses 16 ans. L'air Austral lui faisait du bien apparemment, où était-ce sa colocation avec Caleb qui l'adoucissait un brin ? Elle n'en savait rien. En tout cas, les mains dans les œufs, elle ne s'en inquiète pas vraiment, bien plus préoccupée par ce qu'elle allait bien pouvoir servir à son hôte.

Alors que la porte s'ouvre, les bribes de souvenirs qui lui échappaient encore semblent enfin lui parvenir. Cette présence qui fût étrangement rassurante la veille lui permet d'achever son travail d'exploration et de donner un sens à ce qu'elle avait dans la tête. Elle tente de dissimuler sa confusion, ce qu'elle parvient à faire sans peine, habitude oblige et reprend sa préparation comme si de rien était, en bonne mademoiselle sans gêne qu'elle est. L'homme s'installe de l'autre côté du bar, prêt à passer à l'attaque, ce qui arrache un sourire un peu moqueur à la brunette. Ils étaient tous les mêmes : une femme préparant à manger équivalait à un signal pour s'installer comme un pacha. Ça ne leur viendrait jamais à l'esprit de venir donner un coup de main. Non, c'était bien plus simple de s'installer, de regarder faire et d'attendre patiemment. Mais ce matin, elle s'en fiche, elle lui devait bien ça après tout, il lui semblait qu'il lui avait sauvé la vie hier soir, non ?

Elle lui fait ensuite remarquer l'absence de jus dans la brique pourtant présente dans le réfrigérateur, plus pour lui que pour elle...elle s'en fichait. Elle n'avait pas faim ce matin. Face à ses excuses, elle secoue légèrement la tête de gauche à droite comme pour lui faire comprendre que c'était inutile, avant de lui répondre d'une voix douce « Y'a pas de mal... » , avant de lever les yeux sur lui pour la première fois depuis son entrée dans la pièce. Elle le dévisage quelques instants, le temps de piocher dans sa mémoire, tentant de faire coller les images qui s'y trouvaient avec celles de l'homme assit devant elle.
Il lui fait ensuite part de l'endroit où elle pourrait trouver ses vêtements. Ah oui c'est vrai. Les jambes dénudées comme ça, ça faisait peut-être mauvais genre . De toute façon, pour le moment, elle ne pouvait pas faire autrement. Elle se contente de hocher la tête lui faisant savoir qu'elle avait prit note de l'information, avant de terminer sa préparation, prévoyant d'aller se changer avant de s'en aller. Consciente de sa maladresse, elle détourne les yeux, passant sa main dans ses cheveux, avant de servir l'assiette et de la lui apporter, lui souhaitant un bon appétit au passage. Elle le surveille cependant du coin de l'œil, guettant sa réaction en goutant son plat. Pas de réaction et pas de commentaires...bon, tan pis. Elle hausse les épaules, avant de rassembler ce qu'elle avait utilisé et de poser le tout dans l'évier. Alors qu'elle a les mains dans la mousse, le jeune homme reprend la parole, lui demandant où elle vivait pour la ramener. Quelle délicatesse ! Elle le dérangeait donc tant que ça . Très bien, mais il y avait peut-être d'autres façons un peu moins...dures de le faire savoir, non ? Elle coupe donc l'eau, tournant légèrement la tête vers lui et lui répond « J'habite une villa sur la côté, pas loin de la plage de Bondi. » Le comble pour une jeune femme qui a faillit se noyer (intentionnellement ou non) la veille, est quand même de vivre au bord de l'eau. Consciente de déranger, elle rajoute rapidement « Mais je peux me débrouiller pour rentrer, il n'y a pas de soucis... » La débrouillardise, c'était son fort. Elle avait vu bien pire que de rentrer seule chez elle.
Une fois la petite vaisselle terminée, elle s'essuie les mains, avant de prendre congé « Je vais aller me changer... » Elle lui adresse un léger sourire en coin, avant de quitter la pièce, à la recherche de ses vêtements.

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