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 Catch me if you can ♠ Ben [Terminé]

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MessageVen 17 Mai - 14:58

« Descendez le plus bas possible, vos mains vont chercher le sol… On tire… Et on reste comme ça dix secondes. »

Toutes ses pupilles, comme elle les appelait, s’exécutèrent à l’unisson, tandis que s’élevait dans la salle la voix reposante d’Elton John. Barbara aimait faire ses étirements sur des chansons de grands classiques Disney, car ça ravissait les petites et c’était moins ennuyeux pour elles. Ainsi, sa salle de danse était bercée par « Can you feel the love tonight » tous les vendredi soirs. Ca permettait à calmer un peu la hâte de ses élèves de partir en week end et d’être distraits au cours. « C’est bien, on se relève lentement et on tire les bras vers le ciel. On va chercher le plus haut possible. »

Les parents arrivaient tour à tour et attendaient de récupérer leurs enfants, rituel de ce début de week end. Voilà onze mois qu’elle était en ville et presque tout autant qu’elle enseignait au studio, à part quelques petites insouciances des parents qui arrivaient en retard ou oubliaient leurs enfants, jamais le déroulement d’un cours n’avait été différent d’un autre. Monotonie dont ne se plaignait pas Barbara. Elle aimait bien au contraire le contrôle qu’elle avait sur sa vie, quitte à ce que ses journées se répètent. Mieux valait ça que l’imprévisible train de vie parisien qu’elle avait avant.

« C’est bon les enfants ! Vous pouvez y aller ! On se retrouve mercredi pour ceux et celles qui viennent !» Une marée de petites têtes se ruèrent vers les vestiaires pour récupérer sacs et goûters. Ceux dont les parents n’étaient pas encore arrivés s’étaient déjà assis bien sagement sur le banc à l’entrée, discutant. La brunette récupéra une serviette propre puis se positionna près du banc afin de garder un œil sur les enfants toujours présents tout en saluant les parents qui repartaient avec leurs petits. Sur le banc comme d’habitude, Mandy faisait le show devant ses petits camarades virevoltant à droite à gauche, effectuant des pointés impeccables pour son jeune âge. Son public affectait d’être fasciné, mais déjà ils changeaient de star et c’était au tour de Lilly de faire son spectacle. De toutes les petites filles que Barbara voyait défiler dans ses cours, Lilly avait réussi à capter son attention, sûrement parce qu’elle avait cette magie dans les yeux que seuls les enfants peuvent entretenir. Ca et aussi parce qu’elle était très douée et naturellement gracieuse.

« Mlle Santucci ? » L’intéressée se retourna et fit face à l’imposant père du petit Travis, l’un des deux seuls garçon du cours. Le petit garçon se cachait justement derrière son père. « Je voulais vous entretenir à propos du problème dont nous discutions la dernière fois. » Elle se souvenait très bien de cette discussion, où ce père esseulé avait peur que son fils soit maltraité ou mal vu parce qu’il dansait du modern jazz et pas du break dance comme les autres garçons. La brunette avait pourtant été très claire sur ce sujet, si Travis aimait le modern, alors rien ne devrait l’empêcher de continuer. Elle s’apprêtait à répliquer quand il lui coupa la parole. « Attendez, en fait je pense qu’on pourrait avec cette conversation dans un espace un peu plus… privé ? Que diriez-vous d’aller dîner ? Demain soir ? » La jeune femme en resta bouche bée. Ben voyons et après quoi ? Elle lui avait adressé la parole deux fois dans sa vie pour dire autre chose que bonjour et au revoir et il voulait l’inviter à dîner ? A quand la demande en mariage ? « Je ne pense pas que ça soit une bonne idée. » Elle marqua une pause et posa doucement sa main sur l’épaule de Travis, pour lui demander d’aller rejoindre ses amis sur le banc. « Vous êtes le père d’un de mes élèves, je ne suis pas sûre que ça soit politiquement correct. »
Il entreprit alors un acte irréversible, il posa sa main sur le bras de Barbara. Le contact de la peau de quelqu’un d’autre sur la sienne lui soulevait le cœur. Son expression faciale changea du tout à au tout, passant du dégoût à la colère. Quand il ne s’agissait pas d’enfants, il ne valait mieux pas essayer de toucher la jeune femme. Il allait tenter de passer un bras autour de sa taille pour lui intimer d’avancer quand elle se dégagea violemment. Ses ongles se plantèrent dans la main du père de Travis et elle dut prendre sur elle pour garder ce contact suffisamment longtemps pour qu’il ait mal. « Ne vous avisez plus de m’approcher de la sorte. Non je n’irai pas dîner avec vous demain soir et non votre fils ne se fera pas harceler parce qu’il aime la danse. » Elle le lâcha aussitôt ajouta sèchement : « Bonne soirée monsieur Campbell. »

Elle avait espéré être discrète, mais en levant les yeux elle croisa le regard du père de Lilly qui avait l’air pour le moins médusé. La jeune femme s’arrangea un peu les cheveux et essayait de reprendre ce visage doux qui ne la quittait normalement jamais quand elle était au studio. Elle arriva au niveau du banc en même temps que lui et avec un sourire qu’elle voulut rassurant, elle salua Lilly. Mais elle savait que ça sonnait extrêmement faux après ce petit spectacle.


Dernière édition par Barbara M. Santucci le Mar 28 Mai - 4:34, édité 1 fois
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MessageDim 19 Mai - 3:19






Catch me if you can !
Barbara + Benjamin

    - Passez un bon week-end en compagnie de ce cher Gatsby et à lundi !
Sur ces bonnes paroles, je referme l'agenda de la classe dans lequel je venais d'inscrire les devoirs de mes chers élèves (de cette façon, ils ne pouvaient pas me sortir le fameux : "mais monsieur, je savais pas qu'y avait ça à faire..."), avant d'adresser un sourire à l'ensemble des jeunes étudiants, qui se lèvent sans se faire prier et désertent rapidement la salle. Enfin, c'était le week-end ! J'allais pouvoir me poser, passer du temps avec Lilly (voir avec Lia) et me préparer à l'arrivée de ma nouvelle jeune fille au pair. En soi, je n'avais pas un besoin absolu d'une nounou permanente, mais il fallait quand même avouer que c'était appréciable de savoir que dorénavant, j'aurais tout le temps quelqu'un à la maison qui prendrait le relais. Bref !
Je remballe mes affaires et prends le chemin de mon chez moi, détendu et serein. Lia passerait chercher la petite à la sortie de l'école, avant de la déposer à son cours de danse, me laissant alors quelques heures de libre devant moi. J'avais encore un peu de mal à concevoir que ma fille suivait, sans vraiment le savoir, le chemin de sa mère...je me rappelle quand elle était encore bébé, je ne cessais de prier pour que Lilly préfère le football ou le polo, plutôt que la danse. Quelle horreur ce serait pour moi de revoir des tutus, des collants et autres chaussons de danse envahir de nouveau mon quotidien ! Il m'avait fallu m'y résoudre : elle était faite pour cela. Prenant sur moi et mettant mes désirs de côté, je m'étais donc rendu à l'Institute of arts et avais inscrit le nom de ma fille sur la liste des élèves...ma mère aurait certainement été très fière de moi "tu agis en père mon fils" m'aurait-elle certainement dit !

---

Tranquillement installé dans mon sofa, je somnole en attendant qu'il soit l'heure de rejoindre l'institut. Alors que je sombre dans les bras de Morphée, mon téléphone retentit, me faisant sursauter.
    - On peut même plus dormir tranquille !
Je ronchonne comme à mon habitude, avant de décrocher. La jolie voix de Lia me rappelant que j'avais une petite fille de six ans à aller chercher, résonne alors à l'autre bout du fil. Et mince ! J'avais totalement zappé !
    - Bordel !
Je saute du canap, attrape mon blouson et mes clés à la volée et me précipite à l'extérieur, pour ne pas trop faire attendre Lilly. Décidément, une au pair ne serait vraiment pas de trop ! 25 minutes plus tard, j'arrive enfin au studio de danse inquiet à l'idée de retrouver ma princesse dehors à cause de mon retard. Au détour des couloirs que j'arpente d'un pas pressé, mon regard se pose sur une petite fille, virevoltant dans une salle de danse, sous les regards amusés et attendrit de ses camarades et de quelques parents. Je m'arrête donc rapidement, attendrit par cette scène : bon sang ce qu'elle pouvait ressembler à sa mère...un léger sourire détend mes lèvres, alors que mon regard s'assombrit légèrement. Ma fille était la personne la plus précieuse à mes yeux, une vraie merveille. Cependant, plus elle grandissait, plus elle ressemblait à sa mère et plus mon cœur se serrait.
Elle semble si heureuse dans ce milieu dans lequel je suis si mal. Une vraie torture. Plongé dans mes pensées c'est une voix sèche et fracassante qui me ramène à la réalité : celle de la charmante professeur de Lilly, apparemment en conflit avec un des papas. Mon attention se porte alors sur les deux individus et s'attarde un peu plus longuement sur la jeune femme. Elle qui, d'ordinaire, semble si douce, si délicate voire lisse, semble beaucoup plus dure, comme si elle était habitée par une autre. Je fronce légèrement les sourcils, interloqué par ce qui se passait sous mes yeux, alors que je tente de comprendre ce qui pouvait bien se passer.
    - Ne vous avisez plus de m’approcher de la sorte

Oh je vois. Un homme un peu trop entreprenant ? Classique. Ce n'était certes pas agréable, mais il n'y avait tout de même pas de quoi se mettre dans un tel état ! Je la vois alors planter discrètement ses ongles dans son bras. Surprenant. Les bras croisés, je ne puis décoller mon regard d'eux, quitte à passer pour un homme un peu trop curieux : la réaction de cette femme que je ne connais que très peu, m'intrigue.
Alors que je me tiens en retrait, elle lève les yeux et nos regards se croisent quelques instants : j'y lis alors tant de colère, que dis-je de rage, dans un corps si frêle. S'en était effrayant ! Je soutiens son regard, dans lequel je découvre quelque chose d'incroyablement sombre et d'inquiétant, qui semblait la dépasser. Durant ce court échange, j'ai presque l'impression de lire en elle : son regard est si expressif. Je la connais, j'en suis sûre, je la connais sans doute bien mieux qu'elle ne se connaît elle-même. Mon regard se fait perçant voire intrusif, sans que je ne m'en rende compte. J'ai besoin d'en savoir plus. Malheureusement, elle détourne la tête, passant sa main dans ses cheveux afin de se redonner une certaine contenance. Elle reprend son masque de douceur et de passivité que je lui connais, avant d'avancer vers le banc des enfants.
Sans vraiment y réfléchir, je fais de même, me rendant visible aux yeux de ma fille, qui accourt vers moi et me saute dans les bras, comme toujours. Je l'attrape au vol, lui dépose un baiser sur le front, avant de reposer rapidement mon regard sur la jolie petite prof. J'hésite quelques instants sur les premiers mots à lui dire. J'avais lut en elle durant quelques instants et elle le savait. Je ne pouvais pas faire semblant. Je pose la petite au sol, l'incitant à aller chercher ses affaires, avant de reposer mon regard perçant sur Mlle Santucci, à qui je m'adresse, un brin moqueur
    - Danseuse ET actrice ? Vous êtes une artiste complète !
Un léger sourire au coin des lèvres, j'attends la réaction de la demoiselle, espérant la voir sortir de nouveau de ses gonds.

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Dernière édition par Benjamin O'Donnell le Dim 26 Mai - 0:53, édité 1 fois
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MessageMar 21 Mai - 19:08

    Il l’avait vue. Cette brèche, ce passage infime entre ce qui était et ce qui semblait être, cette brèche que la jeune femme n’arrivait toujours pas à combler. Elle avait une identité à assurer, une vie nouvelle à apprendre, des mauvais souvenirs à oublier et voilà qu’elle se faisait griller par un faux contact. Pourquoi fallait-il que les gens essayent de la toucher ? Moralement elle pouvait gérer, mais physiquement c’était impossible. Une douce torture qui perdurait, qui s’inscrivait déjà dans la pérennité. Une vie entière à connaître, une autre à effacer, et un seul regard l’avait déjà trahie. Il lui faudrait plus à l’avenir, pour couvrir ses arrières, car ce genre de bêtises avait vite fait de lui coûter cher. Mais que pouvait-elle y faire, à cette défaillance physique qui l’empêchait de toucher autrui ? Devait-elle se forcer ? Se faire du mal ?

    Pas question, elle avait souffert suffisamment d’années pour s’octroyer le droit d’avoir une vie paisible. Elle ne voulait plus souffrir, ne plus avoir à s’occuper des autres… Elle était venue ici pour la liberté, et ne se laisserait pas de nouveau capturer par un caprice du destin.
    Il s’était avancé aussi, en même temps qu’elle, ce qui provoqua une bousculade sur le banc puis la petite Lilly s’était lancée à pleine vitesse vers lui. Barbara espérait que le spectacle allait s’arrêter là, et que le propriétaire de ce regard intrusif – aussi charmant soit-il – en reste là et s’en aille. Mais c’était trop demander bien sûr, puisqu’une foi la petite fille partie pour récupérer ses affaires, Barbara sentit de nouveau ce regard curieux sur elle. L’inévitable se produisit, il lui fit une remarque. Sans se départir de son expression douce, elle leva ses yeux bleus vers lui et rencontra ceux insistants de Ben. Il était déterminé à comprendre, et il était intrigué aussi. Il devait se demander comment cette douce jeune femme avait-elle pu l’espace d’un instant se transformer en mur de glace impitoyable ? Jamais Barbara ne pourrait répondre à cette question, ce serait trop dangereux pour elle… « Il ne me manque plus que la voix pour être accomplie alors… Mais vous devriez être habitué aux artistes, puisque votre fille en est une. »

    Contourner le problème, détourner avec fermeté mais sans être désagréable. Elle avait toujours ce beau sourire sur les lèvres, mais ses paroles n’avaient plus rien du discours léger qu’elle servait toujours aux parents, nan, maintenant il s’agissait de vrais mots teintés de sarcasme. Mais il ne semblait pas prêt à la lâcher maintenant. Déterminé à résoudre un mystère dont il ne connaissait ni l’ampleur, ni les causes, il risquait de se perdre dans les méandres sombres qui entouraient la vie de la jeune femme. Toute en saute d’humeur qu’elle était, Barbara allait devoir faire attention maintenant qu’il surveillait ses faits et gestes. « Puis-je me permettre de demander à monsieur Perspicace s’il compte venir au spectacle de danse ? A moins qu’il ne préfère continuer à épier les malentendus entre parents et professeurs. » Cette fois le ton s’était fait plus dur, presque accusateur. Il l’avait cherchée après tout ! Quelque chose dans les yeux de la danseuse lui demandait de s’arrêter là, de ne pas aller plus loin, de ne pas la titiller un peu plus. Elle ne voulait même pas savoir ce qu’il adviendrait si lui aussi essayait de la toucher.

    Mais c’était peut-être trop tard pour l’en dissuader. Il avait assisté à quelque chose qu’il n’aurait jamais dû voir, il avait soulevé la fine couverture d’apparence et avait vu à l’intérieur même d’elle. Ce que ça pouvait lui faire ? Elle n’en avait aucune idée, mais quelque chose lui disait que c’était intéressant pour lui.
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MessageVen 24 Mai - 21:29






Catch me if you can !
Barbara + Benjamin

J'aurais peut-être mieux fait de me la fermer. Ça aurait été sans doute plus délicat de ma part. Prétendre que je n'avais rien vu, que rien ne s'était passé, que son regard et son attitude n'étaient pas inquiétants, récupérer ma fille et rentrer chez moi. Mais c'était bien mal me connaitre. Je n'étais pas du genre particulièrement loquace, mais j'étais encore moins du genre à laisser couler quelque chose d'anormal. Quand j'étais plus jeune, on me surnommait "highlighter", celui que voyait tout et ne se gênait pas pour le faire remarquer. Une fois Lilly dans les vestiaires, je m'adresse donc à la prof étrange, qui lui répond, peignant de nouveau ce sourire creux et sans une once de vérité sur son visage. Un sourire sarcastique s'affiche alors sur mon visage, avant que je ne lui répondre

    - En effet...mais si je puis me permettre un conseil : vous pouvez largement délaissez la danse pour le théâtre...votre jeu d'actrice a berné toutes les personnes présentes dans cette pièce ! Hormis...

Je cherche du regard le père un brin trop entreprenant, que je désigne discrètement du doigt, avant de poursuivre
    - Lui. Et moi bien sur !


Je repose mon regard sur elle, croisant les bras, sans me défaire de mon air emplit de sarcasme. Ce que j'avais vu, je l'avais bel et bien vus et je n'avais pas l'intention de prétendre le contraire. Si elle souhaitait jouer à ce jeu-là, très bien, mais elle ne m'y entrainerait certainement pas.
Malgré son sourire, elle semble tendue, tension témoignant indéniablement de la véracité de ce que je soupçonnais : elle était bien plus que la simple prof de danse de ma fille. Ce n'était que la partie visible de l'iceberg. Je soupçonnais une part immergée beaucoup plus sombre et tortueuse. Alors que j'attends sa réaction, elle reprend de plus belle, m'attaquant à présent sans gêne. J'avais vraiment touché un point sensible pour qu'elle soit à présent si froide. Adieu les apparences, elle ne jouait plus, ce qui était déjà un bon début. Elle savait que je savais et ne prétendait plus le contraire. Je réponds donc avec nonchalance

    - Bien sur que je serais là...je ne pourrais manquer le spectacle de ma fille...ni même le votre !
Avant de me pencher légèrement vers elle, en prenant bien soin de ne pas pénétrer dans son espace personnel (ce qui n'est pas particulièrement difficile étant donné que je la dépasse facilement d'une tête, voire de deux), ne souhaitant pas la voir se transformer de nouveau en tigresse, avant de lui murmurer

    - Vous appelez ça un malentendu ça ? J'aurais plutôt appelé ça un pétage de plomb en directe, mais bon...Chacun son point de vue !
Avant de reprendre place, solidement encré sur mes deux pieds, légèrement écartés, les bras toujours croisés.


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Dernière édition par Benjamin O'Donnell le Dim 26 Mai - 0:56, édité 1 fois
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MessageSam 25 Mai - 3:54

    C’est fou la facilité avec laquelle il s’amusait de cette situation. Jamais un sourire n’avait été aussi agaçant. La manière dont il regardait Barbara était plus que détestable, et elle lui aurait bien arraché cet air sarcastique si elle ne répugnait pas autant de toucher quelqu’un d’autre. Pourquoi ne s’était-il pas contenté d’être charmant et de se taire ? Non, il avait fallu qu’il vienne rajouter une couche. Elle n’avait pas besoin de quelqu’un pour lui rappeler à chaque fois les excès qu’elle faisait, elle s’en voulait déjà assez toute seule. Allait-elle devoir le supporter longtemps ?

    Il argumenta quelque chose comme quoi les talents d’actrice de la jeune femme n’avaient pas berné le père de Travis et lui encore moins. Barbara jeta un coup d’œil vers Campbell en question qui se hâtait de partir, visiblement sous le choc encore. Elle espérait juste que ses supérieurs n’en entendraient pas parler, car elle ne saurait pas comment leur expliquer qu’elle avait presque agressé quelqu’un juste parce qu’il l’avait touché. C’était presque ridicule à dire. Son sourire s’évanouit, laissant place à une mine un peu plus inquiète, mais elle ne paraissait pas agressive pour un sou. Comment le pourrait-elle de toute façon ? Petite et menue comme elle l’était, elle n’effrayait personne. Et encore moins des hommes bâtis comme Benjamin.
    Des milliers de questions traversèrent son esprit. Qu’avait-il à y gagner ? Pourquoi voulait-il tant remuer le couteau dans la plaie ? N’importe quelle autre personne serait partie sans demander son reste, mais lui se tenait devant elle, les bras croisés, en attente de réponses à des questions qu’il n’avait d’ailleurs même pas posées. Était-il un de ces apprentis détectives qui ne supportaient pas la présence d’étrangers en ville et souhaitait leur gâcher la vie une seconde fois ? Si tel était le cas, il valait mieux pour Barbara qu’elle écourte cette conversation au maximum. Mais il continuait à parler, tenant toujours des propos sur le spectacle qu’elle avait à donner. Et elle n’eut pas le temps d’en placer une, qu’il se pencha doucement vers elle. Elle faillit avoir un geste de recul, mais il s’était arrêté à une zone de proximité encore acceptable. « Vous appelez ça un malentendu ça ? J'aurais plutôt appelé ça un pétage de plomb en directe, mais bon...Chacun son point de vue ! »

    Ca n’avait été qu’un souffle dans son cou, mais les mots murmurés aussi proches d’elle lui glacèrent le sang. Il ne l’avait pas touché c’est sûr, mais c’était tout comme. Il avait repris sa pose de vigile de supermarché, et elle devait reprendre son calme. Elle regarda en direction des vestiaires avec l’espoir que la petite Lilly reviendrait et mettrait fin à cette conversation, mais personne ne vint à son secours. Elle dut donc relever les yeux et soutenir à nouveau ce regard sévère qui essayait de lire en elle. « Appelez cela comme vous voulez, mais je n’ai pas à parler avec vous des problèmes que je rencontre avec d’autres parents. Je n’ai pas de comptes à vous rendre, n’est-ce pas ? » Elle marqua une légère pause mais ne lui laissa pas le temps d’enchaîner avec une de ses répliques sarcastiques dont il semblait avoir le secret. C’était bien plus amusant quand c’était elle qui était toute en tendances et en ironie, mais dans cette situation, tendue à son maximum, elle n’arrivait pas à formuler quoique ce soit de sarcastique. Seule la hâte d’en finir s’exprimait. « Je vous reverrai donc au spectacle monsieur O’donnell ! J’ai bien peur de ne pas avoir plus de temps à vous consacrer, qui sait si d’autres parents n’ont pas eux non plus des enquêtes passionnantes à me raconter ? »

    Mais un coup d’œil autour d’elle lui indiqua qu’il n’y avait aucun autre parent qui attendait. Seuls deux enfants restaient sur le banc et à moins que leurs pères ou mères n’arrivent dans la seconde qui suivait, elle avait bien peur de devoir faire face à une autre remarque déplaisante de Benjamin.
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MessageLun 27 Mai - 4:37






Catch me if you can !
Barbara + Benjamin

Qui aurait cru qu'en venant en retard chercher ma fille aujourd'hui, je ferais une telle rencontre : me retrouver confronter de cette façon à ce gouffre sombre que je pensais oublié où remplit depuis bien longtemps, n'était pas particulièrement dans mes projets. J'avais mis cette partie de ma vie de côté, oubliant totalement que ce gouffre avait déjà été présent en moi. Je ne pouvais pas passer à côté d'une telle chose, prétendre que je n'avais rien vu, que je n'avais pas vu cette immense tristesse et cette inquiétude dans le regard de cette femme. Ce n'était pas dans mes habitudes. Cette femme, c'était moi, quelques années auparavant. Sans même la connaitre, je le savais, je le sentais...une sorte de don de clairvoyance si vous voulez. Je parvenais à détecter cette part de noirceur chez les gens et ce, malgré leurs efforts pour la cacher, sans doute parce que j'en avais également une en moi.
Malgré mon intérêt presque malsain pour cette chose bien plus grande que nous deux, je ne pouvais pas oublier le fait que cette femme était la prof de danse de ma fille et que, malgré ses efforts, cette partie d'elle pouvait ressurgir à n'importe quel moment. Il fallait que j'en sache plus, que je creuse, aussi bien pour ma fille que pour ma satisfaction personnelle.

Dans le regard de cette mademoiselle Santucci, je perçois une palette d'émotions diverses et contradictoires : la politesse habituelle constamment figée sur son joli petit minois avait laissé place à de la colère, que dis-je, à de la rage, rapidement remplacée par de la gêne ou de la contrariété d'avoir été démasquée et d'être dérangée, qui finit par laisser la place à de la peur, après avoir posé le regard sur l'homme qu'elle venait d'agresser. Je lui dis alors discrètement
    - Ne vous en faites pas pour lui, il ne parlera pas...sa fierté en a pris un coup !

Ce qui était totalement vrai. Un homme qui se fait botter les fesses par une femme ne s'amuse pas à le crier sur tous les toits. Je ne peux cependant pas m'empêcher de la titiller encore un peu
    - Par contre, il faudrait éviter de planter vos ongles dans d'autres bras...ce n'est pas très conventionnel ça comme comportement vous savez !

Mon regard incisif ne la quitte pas, aussi bien pour scruter chacune de ses réactions à mes propos, que pour détailler les traits de son visage. A bien y regarder, je ne l'avais jamais vraiment observé, me contentant d'attraper ma fille au vol et de déguerpir au plus vite...les studios de danse n'étaient pas vraiment mes lieux favoris. C'était une très belle femme, mais une incroyable complexité émanait d'elle.
Alors que je la poussais une fois de plus, jouant sur les mots, la jeune femme s'emballe : son visage se durcit, alors qu'elle tente de soutenir mon regard. Mon sourire s'élargit alors que petit rire s'échappe de mes lèvres

    - Oula ! On sort de nouveau les griffes !
Je devais vraiment avoir touché un point sensible pour qu'elle s'emballe de la sorte, ce qui, je ne vous le cacherais pas, m'amuse grandement. Elle tente ensuite de prendre congé, prétextant devoir consacrer du temps à d'autres parents. Je balaye rapidement la salle du regard, avant de hausser un sourcil.
    - D'autres parents...bien sur...
Heureusement pour elle, ma petite princesse déboule des vestiaires, son sac sur le dos et les cheveux en bataille. Elle me saute dans les bras comme d'habitude et je l'attrape au vol, avant de passer ma main sur sa tête, afin d'ôter les mèches qui volent de partout.
    - Prête Princesse ?
La petite fille acquiesce. Je repose donc mon regard sur la jolie prof
    - Il vous faudra plus que d'autres parents imaginaires pour vous débarrasser de moi vous savez...en tout cas, on se voit au spectacle de danse !

Je lui adresse un sourire en coin, avant de tourner les talons et de m'en aller, ma fille sur les bras. Plus que des salutations, ces quelques mots étaient plutôt une sorte de promesse : je n'avais pas l'intention de laisser tomber. Acharné vous dites . Oui tout à fait !


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MessageMar 28 Mai - 4:34

    Enfermée dans son mutisme, elle ne prit pas la peine de répondre à Ben. A peine salua-t-elle Lilly quand celle-ci secoua la main dans sa direction. Troublée, c’est l’état dans lequel il l’avait laissée là. Elle le regarda s’éloigner à la fois inquiète et soulagée. Mais voilà qui ajoutait un problème à la longue liste de contrariétés de Barbara. Les rires qui s’éloignaient faisaient encore écho à l’intérieur d’elle, prisonniers d’une tornade de pensées sombres. Elle espérait qu’il avait raison, et que le père de Travis ne dirait mot de cette malheureuse entrevue. Mais Benjamin lui ne semblait pas décidé à se taire et il lui avait fait la promesse qu’il ne la lâcherait pas de sitôt. Avec un peu de chance, elle ne le reverrait pas avant le spectacle, ce qui laisserait un petit mois avant cette nouvelle rencontre. Ce laps de temps serait-il suffisant pour qu’il oublie partiellement ? La danseuse en doutait. Elle avait vu la détermination flamber dans les yeux du père quand il lui avait dit qu’elle ne serait pas débarrassée de lui. Et maintenant qu’il l’avait remarquée, peut-être qu’il traînerait plus longtemps au studio juste pour l’embêter… Avant c’est vrai qu’elle l’apercevait à peine. Il arrivait en coup de vent, saluait poliment et s’en allait avec sa fille dans les bras. Mais maintenant qu’il avait une autre motivation de venir, peut-être que cette habitude changerait…

    Les derniers bruits s’éteignirent enfin, laissant place au silence ambiant. Mais à l’intérieur d’elle, c’était le chaos. Enfers et damnations avaient trouvé place dans ce corps menu et abandonné. Nombreux étaient les desseins noirs qui tentaient de la faire replonger dans de douloureux souvenirs. Elle avait tiré un trait sur cette vie, il ne fallait pas qu’elle craque maintenant. La boule au ventre, elle se mit à assembler ses affaires puis regarda l’heure. Elle avait encore quinze minutes avant que le prochain professeur n’investisse cette salle de danse. Alors pour se déstresser, elle s’élança sur la piste. Elle mit un morceau au hasard et tomba sur Ice Box d’Omarion. Dans un rythme complètement décalé de son cours de modern, elle se laissa imprégnée par la musique, cherchant en elle et en son expression artistique une solution à son problème. Elle opta pour la confrontation. Elle n’avait jamais fui devant ses responsabilités, ou du moins, pas celles qui mettaient sa vie en péril. Alors ce n’était certainement pas ce type qui allait la déranger dans sa vie bien ficelée. Elle allait l’affronter, oui, lui faire comprendre qu’il creuserait dans le vide car elle n’avait rien à lui révéler. Ne pas se laisser perturber par le premier venu, car elle avait de bien trop sombres secrets à conserver pour les laisser s’échapper bêtement.

    Comme beaucoup de fois, elle se répéta qu’elle était forte. Sa détermination se reflétait dans la vigueur qu’elle mettait dans ses pas. Elle cibla une partie de la chanson, celle sur laquelle la chorégraphie qui se formait dans sa tête s’apprêtait le mieux, et la relança autant de fois qu’il fallut jusqu’à ce qu’elle obtienne un résultat satisfaisant. En même temps qu’elle créait les pas, elle construisait le rempart intérieur qu’elle réserverait à Ben. Elle ne le laisserait pas s’infiltrer et la déstabiliser une fois encore.


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